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CRITIQUES

Au fil de sa carrière, Julian Velvet n’a jamais laissé la presse (très) spécialisé indifférente. De l’étonnement au scandale, du kitsch assumé aux véritables coups de cœur, ses chansons et ses pochettes et son image ont suscité des réactions parfois sévères, souvent amusées, mais rarement tièdes.

 

Cette sélection rassemble de courts extraits de critiques et commentaires publiés à l’époque dans des magazines (très) spécialisés, la plupart (très mal) traduits du japonais, ainsi que des regards rétrospectifs sur les différentes sorties de Julian — entre sarcasme, fascination et admiration pour un artiste qui n’a décidément jamais fait dans la subtilité.

Critiques sur son premier EP : R♥CE QUEEN

Une magnifique production city pop, un Français qui chante en français et un refrain très élégant. Nous ne comprenons malheureusement pas les paroles. Après traduction de quelques passages, nous avons décidé que cette ignorance avait probablement ses avantages.

— MUSIC LIFE, 1984

Nous ne comprenons pas ce que chante Julian Velvet. Après avoir demandé une traduction, nous avons compris pourquoi il était probablement préférable de ne pas comprendre. La FACE B est une petite perle de ramantisme et de douceur.

— ONGAKU SENKA, 1984

Qu'est ce que R♥CE QUEEN ? Une femme ? Un surnom ? Une métaphore ? Nous ne savons pas encore. Julian Velvet semble, lui, parfaitement savoir.

— FM STATION, 1984

Une production city pop flomboyante. Un chanteur français inattendu. Un titre mystérieux. Plus de 6 minutes... Et un producteur suffisamment courageux — ou irresponsable — pour valider tout ça. 

— MUSIC LIFE, 1984

​On ignore si Julian Velvet est un génie ou un accident industriel. Ce que l'on sait, c'est qu'à la troisième écoute, on chante le refrain avec une conviction inquiétante.

— POP VISION, 1984

Critiques sur son premier album : LOVE HOTEL

Le plus étonnant dans LOVE HOTEL est son absence d'ironie. Julian Velvet croit réellement à chaque mot, chaque soupir et chaque métaphore. La pochette nous a laissé sans voix...

— FM FAN, 1985

LOVE HOTEL est romantique, sensuel, parfois embarrassant et étonnamment brillant. Julian Velvet semble avoir voulu faire un grand disque d'amour. Il y est parvenu — même si nous ne sommes toujours pas certains que son producteur ait compris exactement de quel amour très spécifique il s'agissait.

— MUSIC LIFE, 1985

Certaines chansons peuvent faire sourire par des provocations très explicites. Les derniers titres de cet album restent longtemps en mémoire et semblent plus délicats. Julian Velvet possède ce talent particulier qui consiste à transformer une déclaration sentimentale très personnelle en mélodie universelle.

— POP VISION, 1985

Avec LOVE HOTEL Julian Velvet est probablement convaincu de réaliser une œuvre d'avant-garde. En réalité, il livre une succession de refrains tapageurs, noyés sous les synthétiseurs et une esthétique dont le raffinement évoque davantage la vitrine d'un sex-shop de Shinjuku qu'un véritable projet artistique. Nous pensions détester. Nous avons passé la semaine à fredonner le refrain. C'est extrêmement contrariant...

— ADLiB, 1985

Le vrai scandale n'est pas la pochette, outrageusement racoleuse. Le vrai scandale est qu'après avoir ri pendant cinq minutes, on finit par danser et s’émouvoir sur des mélodies souvent touchantes. Julian Velvet possède un don rare : transformer une idée que personne n'aurait dû valider en un disque que personne n'ose jeter. 

— ONGAKU SENKA, 1985

Critiques du MAXI-CD : R♥CE QUEEN (Neon Club Mix)

Personne ne connait ce Julian Velvet. Il est simplement apparus une nuit, chemise entrouverte, entouré de mannequins asiatiques et de remix qui mélange eurodance, synthés datés et percussions traditionnelles chinoises avec l'assurance d'un homme qui n'a jamais entendu parler du mot "retenue". C'est objectivement de mauvais goût. C'est subjectivement impossible à arrêter.

— ROCKIN'ON JAPAN, 1999

La pochette ne laisse guère de place au doute, et le remix confirme rapidement nos soupçons. Julian Velvet propose une chanson dansante, sensuelle et outrageusement ciblée. Il ne cherche pas le grand public : il semble avoir identifié une poignée de personnes très précises et décidé de leur consacrer un single. Il semble savoir exactement de quoi il parle !

— MUSIC MAGAZINE, 1985

Nous ne savons pas qui est Julian Velvet. Nous ne savons pas d'où il vient. Nous ne savons pas exactement ce qu'est une "R♥CE QUEEN". Mais après avoir vu la pochette et entendu les morceaux, nous savons que ce garçon sait parfaitement et précisément ce qu'il veut.

— ADLiB, 1985

* Curieusement, aucune des critiques publiées lors de cette sortie ne semble faire le rapprochement avec les précédents disques de Julian Velvet.

©1984-1999 VELVET MOON RECORD - Le site officiel… non officiel de Julian Velvet.
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